JdR : Le paradigme narratif

Le paradigme narratif est un concept que j’ai imaginé, mais il est possible qu’il existe un autre nom que je ne connais pas. Pourtant, c’est un concept clef que j’utilise quand je dirige une partie de jeux de rôle. Ici, je vais vous expliquer ce que c’est et vous expliquer comment je l’utilise.

Le paradigme narratif, qu’est-ce que c’est ?

Premièrement, qu’est-ce que c’est qu’un paradigme ? Un paradigme, dans les sciences humaines et sociales, est une représentation du monde et de la réalité. Donc, dans le contexte qui nous intéresse en ce moment, le paradigme narratif est le média ou la réalité sur laquelle le MJ va appuyer la création de son histoire et souvent de ses règles maison.

Comment utiliser le paradigme narratif

Selon moi, une erreur qui est très répandu chez les MJs est de baser ses décisions narratives sur la réalité. Pourtant, le MJ raconte une histoire. Donc, c’est pour cette raison, que je crois qu’il est préférable de penser à la narration de votre histoire comme si c’était un film plutôt que de penser comme si les événements étaient réels.

Exemple d’utilisation du concept

Prenons la situation suivante avec D&D5e. Un PJ discute avec un contrebandier et ce dernier sort sa dague pour poignarder le PJ pas surprise.

  • Paradigme narratif réaliste :
    Le contrebandier fait son attaque avec avantage. Car dans la vraie vie, cela donne un réel avantage sur l’attaqué et ce dernier n’a pas le temps pour réagir. Après avoir appliqué les conséquences de l’attaque, les personnages font leur initiative et le combat prend une tournure classique.
  • Paradigme narratif cinématographique :
    Le contrebandier fait un jet de Tromperie (Deception) et le PJ un jet d’Intuition (Insight) si le jet du contrebandier réussi le PJ est Surpris (Surprised). Ensuite, les personnages font leur initiative. Donc, le PJ a la possibilité d’agir avant le contrebandier.

Peut-être que la différence des deux approches n’est pas claire pour tout le monde, mais le deuxième cas permet des situations plus intéressantes pour vos joueurs. Si le personnage n’est pas Surpris et joue avant le contrebandier, cela donne l’opportunité au joueur de faire une action qu’on pourrait voir au cinéma.

Par exemple :

  • MJ – « Le contrebandier commence à sortir sa dague et c’est évident pour toi qu’il veut te poignarder. Par contre, ton intuition et ta rapidité d’analyse te permettent d’agir avant qu’il t’attaque. »

Possibilité d’actions du joueur :

  • Action A. : Le joueur essaie d’intimider le contrebandier pour qu’il abandonne l’idée de l’attaquer. Tout en mettant son arme sous le menton du criminel.
  • Action B. : Le joueur désarme le contrebandier pour lui montrer sa supériorité martiale.
  • Action C. : Le joueur attaque le premier. Un peu comme un samouraï dans les films.

Avec un paradigme narratif cinématographique, vos joueurs pourraient avoir, encore plus, l’impression d’être des héros badass.

Conclusion

Je n’écris pas cet article pour vous dire que vous devez avoir une vision cinématographique quand vous diriger une partie de jeu de rôle, mais rester conscient du choix de paradigme narratif que vous utilisez. Je donne l’idée du paradigme cinématographique parce que c’est probablement celui que j’utilise le plus et qu’il reste une bonne référence pour la majorité. Par contre, si vous être un fan de BD, vous pourriez peut-être apporter quelque chose d’unique dans vos parties de jeux de rôle.

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